Valorisation et financement : les clés du développement

Les sociétés de technologies françaises ont une chance unique en Europe. Elles bénéficient d’un écosystème fertile qui permet l’émergence d’activités prometteuses. En effet, écoles d’ingénieurs et écoles de commerce dont l’excellence des formations est reconnue dans le monde, « produisent » des entrepreneurs hyper qualifiés.

Parallèlement, les universités et leurs laboratoires de recherche de qualité donnent naissance à de nombreuses innovations technologiques. Les entrepreneurs  ont donc tout en main pour se lancer. Reste la question du financement.

Le difficile accès au financement

C’est là que le bât blesse. Les financements dépendent étroitement de la valorisation de l’entreprise. Or, lorsque celle-ci, trop jeune, n’affiche pas encore de comptes de résultats, sa valorisation est délicate. Elle dépend essentiellement de la comparaison avec ses concurrents et de son potentiel de développement. Toutefois, ce ne sont pas les seuls indicateurs observés. Deux tendances impactent ce cercle vertueux du financement.

L’arrivée massive de capitaux US

La valorisation dépend d’un premier facteur, macro-économique. En effet, les fonds américains, qui disposent de beaucoup d’argent à injecter dans l’économie, arrivent en Europe pour faire leur marché. Or, les valorisations européennes sont encore bien inférieures à celles pratiquées outre-Atlantique et les fonds sont prêts à mettre beaucoup sur la table pour les cibles européennes. Cela entraine donc les valorisations d’entreprises à la hausse. Celles qui sont peu ou mal valorisées sont pénalisées et sortent des radars des investisseurs.

Les entreprises peu ou mal valorisées sortent du radar des investisseurs.

L’ombre des secteurs à la mode

Par ailleurs, un facteur micro-économique entre en jeu. Les entreprises industrielles et les grands groupes s’intéressent de plus en plus à des sous-secteurs qui créent de la valeur. Au sein du secteur internet, le Big Data, les fintechs ou celui des objets connectés sont encore à conquérir. Cela réduit de fait l’accès au financement pour les entreprises qui sont hors du spectre très convoité (pour le moment) et restent sur des marchés de niche moins convoités, donc moins bien valorisés.

Enfin, les fonds, comme les entreprises industrielles, cherchent à investir sur les secteurs émergents, donnant ainsi une valeur abstraite à des idées, sans que l’apport technologique soit valorisé correctement. Parmi eux : le Big Data, les données prédictives sur les clients… Bien qu’ils en soient parfois à leurs balbutiements, ces secteurs font l’objet de spéculations qui font s’envoler les prix.

Ainsi, pour pouvoir attirer les investisseurs, avoir une bonne idée est essentielle. Pour mieux séduire, être positionné sur un marché optimise la valorisation et attire les grands acteurs du private equity et de l’industrie.

Le saviez-vous ?

Selon une étude de Stripe et VB Profiles, 98% des start-ups créées il y a moins de 3 ans en France et qui s’appuient sur un mode de paiement en ligne réalisent déjà un chiffre d’affaires à l’international.