Start-up : auprès de qui lever des fonds ?

Les start-ups peuvent lever des fonds auprès :

  • des business angels,
  • des fonds d’amorçage,
  • du crowdfunding.

Au stade de l’amorçage, les start-ups n’ont pas accès au financement bancaire, faute de compte d’exploitation et de vision sur leur rentabilité. Vers qui se tourner ?

Appeler les fonds privés ou publics

Après un premier appel au « love money », pour couvrir les frais de création de l’entreprise, il convient de se tourner vers les organismes publics finançant les entreprises à l’amorçage. L’incontournable Bpifrance, la banque publique d’investissement qui regroupe Oséo, CDC Entreprises, le FSI et FSI Région, intervient au démarrage d’une activité après la création de l’entreprise elle-même. D’ici à 2019, l’organisme et ses partenaires injecteront 200 milliards d’euros dans les entreprises françaises, sous forme de prêts ou de fonds permettant de co-investir avec des acteurs privés. En 2015, Bpifrance a investi en moyenne 3,1 millions d’euros dans les jeunes pousses, avec des enveloppes pouvant aller jusqu’à 13 millions d’euros.

Ouvrir le capital

Si ces fonds ne suffisent pas, la start-up doit ouvrir son capital pour se donner les moyens de son développement : marketing, publicité, premiers emplois, investissement… En contrepartie, les entrepreneurs vont devoir se défaire d’une partie des actions et de la maîtrise du capital. Les actions ainsi vendues et donc valorisées, permettront de définir le montant levé. Plusieurs acteurs peuvent prendre part à cette ouverture de capital.

Business angels, fonds d’amorçage mais aussi crowdfunding sont les acteurs du développement de la start-up.

Les business angels

La start-up peut, tout d’abord, se tourner vers les business angels. On parle ici des particuliers prêts à prendre le risque financier d’investir dans une start-up sur leurs deniers personnels, en direct ou via des véhicules d’investissements. À côté des emblématiques Xavier Niel et Marc Simoncini ou du plus discret mais non moins actif Fabrice Grinda, plus de 75 réseaux de business angels en France sont recensés par France Angel, l’une des références en la matière. Le magazine Challenges, en collaboration avec la plateforme de mise en relation Angel Square, dresse tous les ans le classement des 30 plus grands business angels français. Une mine pour qui veut trouver le bon investisseur.

Les régions et leurs fonds d’amorçage

Les fonds d’amorçage vont également prendre des participations. Souvent liés à des régions, comme le fonds national d’amorçage de Picardie, ces fonds peuvent aussi être gérés par des structures privées. On peut citer, entre autres, Seventure ou Innovacom qui disposent de véhicules dédiés à ce stade de développement. Ils peuvent investir de 500 000 euros à 2 ou 3 millions d’euros selon les actifs sous gestion du fonds.

Ne pas négliger le crowdfunding

Enfin, la piste du crowdfunding est à examiner avec attention. Le financement participatif est, aujourd’hui, accessible par l’intermédiaire de plateformes mettant en relation start-ups en recherche financement et particuliers souhaitant contribuer à l’aventure d’une entreprise. Un investissement qui prend la forme d’un prêt, ou encore d’une participation au capital. Wiseed et Anaxago, parmi les plateformes les plus en vue, ont permis de financer de nombreux projets, avec des enveloppes de 10 000 à 1 million d’euros, montant pouvant même atteindre 1,2 million d’euros levé par la jeune start-up marseillaise GenePred.