Séduction et raffinement des perles fines : la reine des perles !

La perle fine est la perle par excellence. Elle était autrefois l’apanage de l’aristocratie et de la haute société, se déclinant en divers types de bijoux : colliers, sautoirs, bracelets, broches, épingles, bagues… Elle continue à ensorceler et ses prix élevés en sont le reflet. Ils peuvent atteindre la bagatelle de 300.000 euros à 350.000 euros pour un collier de perle fines « en chute ».

Un collier de perles naturelles grises d’eau salée s’est vendu plus de 5 millions de dollars en Asie en 2015. Appréciées par les acheteurs chinois et du Moyen-Orient. Les perles fines sont recherchées depuis la plus haute Antiquité pour leur beauté, leur rareté et leur valeur.

Ainsi l’historien Pline raconte que Cléopâtre désireuse d’impressionner Antoine décide de donner le repas le plus onéreux qui soit. On lui apporte un récipient contenant du vinaigre, elle ôte une de ses boucles d’oreille en perle et l’y jette. La perle se dissout alors dans le vinaigre, libation précieuse que Cléopâtre boit sous les yeux d’Antoine…

Un collier de perles naturelles grises d’eau salée s’est vendu plus de 5 millions de dollars en Asie en 2015.

La pêche miraculeuse des perles naturelles

Il importe de bien distinguer entre les perles fines et les perles, plus communes, de culture. Les perles fines, ou naturelles, se forment de façon aléatoire, lorsqu’un élément irritant (grain de sable ou autre) pénètre dans le tissu d’une huître ou d’un mollusque. En réponse à cette irritation, l’huître sécrète de la nacre, qui enrobe l’élément irritant par couches successives, ce processus pouvant prendre des années. Il en résulte une perle fine, naturelle, qui peut être presque parfaitement sphérique, ou au contraire dite « baroque », irrégulière et asymétrique.

Au début du XXème siècle, l’interdiction de la pêche de perles fines (souvent dangereuse, car effectuée en plongée par des pêcheurs en apnée) a ouvert la voie au marché de la « perliculture », mise au point au Japon dès la fin du XIXème siècle. A partir des années 20, les perles de culture japonaises inondent le marché mondial, grâce au sens marketing aigu de Mikomoto, homme d’affaire avisé, et à leur prix bien plus accessible.

L'attractivité des perles fines

Astucieuse, la technique de la perliculture repose sur l’insertion volontaire dans l’huître d’un élément irritant, le nucléus ou nucléon, cette « greffe » forcée ayant un taux d’échec de près de 40%, par rejet ou mort de l’huître… Cependant, la perle de culture, quasi parfaite, s’impose rapidement, avec depuis les années 60 l’essor des perles sombres de Tahiti, de perles venant des mers du Sud, et aussi plus récemment, la production massive de perles d’eau douce venant de Chine, les plus abordables du marché.

Il faut souvent un œil d’expert pour les reconnaître. L’appréciation d’une perle repose sur plusieurs critères : forme, taille, lustre (éclat, brillance) et orient (profondeur). La reine des perles, se porte moins. Ces parures un peu « vintage » délaissées par les femmes sont souvent reléguées dans des coffres ou chez soi, comme bien des « choses dormantes ». Et pourtant la perle fine est toujours rare et chère. Il ne faut pas attendre si l’on veut s’en séparer, car elle se vend encore très bien sur le marché international. Le service Art de Neuflize OBC est prêt à les estimer gracieusement pour ses clients. Pour que les « belles dormantes » puissent accéder à une autre vie, ailleurs.

Le saviez-vous ?

En 1916, un Américain fortuné, Morton F. Plant, offre à sa chère épouse Maisie le sublime collier de ses rêves, deux rangs  de 128 perles fines, d’une valeur d’un million de dollars… qu’il échange avec la maison Cartier contre sa magnifique demeure sise sur la 5e Avenue à New York !