Reporting RSE : des opportunités de communication
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Reporting RSE : des opportunités de communication

Reporting RSE : des opportunités de communication

En matière de RSE, la transparence imposée constitue une véritable valeur ajoutée pour l’entreprise. Le choix d’un rapport intégré constitue un signal fort.

La RSE correspond à la prise en compte des préoccupations environnementales, sociales et sociétales dans tous les métiers de l’entreprise et dans la prise de décision. Pour le secteur économique, communiquer sur sa politique RSE est devenu une obligation et un enjeu stratégique.

Un cadre réglementaire étendu

Les grandes entreprises doivent désormais rendre des comptes sur leur stratégie RSE. L’article 225 de la loi Grenelle 2 de 2010 exige des entreprises qu’elles publient dans leur rapport annuel les informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités. Elles doivent également présenter leurs engagements sociétaux envers le développement durable.

Toutes les entreprises cotées en bourse doivent publier ce rapport, ainsi que les entreprises non cotées dépassant certains seuils (chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros et plus de 500 employés).

De nouvelles obligations à anticiper

L’article 173 de la loi transition énergétique la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 a instauré de nouvelles obligations de reporting extra-financières pour les investisseurs institutionnels. Sociétés de gestion, compagnies d’assurance, mutuelles, doivent, à partir de 2017, communiquer sur les risques climatiques de leurs actifs, évaluer les actifs dits « green » composant leurs portefeuilles et être transparents sur leur stratégie de réduction du risque climatique et de l’impact carbone.

La transposition actuellement en cours de la Directive 2014/95/UE va également renforcer les obligations d’informations extra-financières des entreprises. Cette directive RSE crée de nouvelles règles de reporting notamment en matière de gouvernance.

L’obligation de transparence offre une véritable tribune d’expression.

Le rapport intégré, symbole de l’engagement RSE

Ce reporting extra-financier permet aux entreprises de communiquer sur leurs engagements. En optant pour un rapport intégré (un document de synthèse présentant la stratégie de l’entreprise, ses performances financières, environnementales, sociétales et de gouvernance) elles envoient un signal fort sur la place qu’elles consacrent à la RSE. Au-delà de la publication de données RSE isolée, l’entreprise s’engage ainsi dans un modèle de communication globale. Le rapport intégré donne une vision d’ensemble claire et synthétique des leviers de créations de valeurs de l’entreprise. Informations financières, sociales, environnementales, direction stratégique, perspectives à court moyen et long termes : le rapport intégré offre une analyse multidimensionnelle de la chaine de création de valeur de l’entreprise. Cette position de transparence, adoptée par la banque ABN AMRO, comme le montre son rapport 2016 « Giving voice to value » répond aux attentes des investisseurs. Elle n’est encore retenue que par une minorité d’entreprises.

Pourtant, cet outil permet de communiquer de façon privilégiée avec les indicateurs extra-financiers pertinents sur le mécanisme de création de valeur au sein de l’entreprise. Le reporting intégré constitue ainsi un outil stratégique pour l’ensemble des parties prenantes à ce plan : dirigeants, salariés, actionnaires et clients.

En France, seulement 20 entreprises dont Neuflize OBC publient un rapport intégré, contre 205 entreprises au Japon, et parmi 3000 rapports intégrés publiés dans le monde.
Source IFACI-CNCC « Reporting intégré, piloter et communiquer la création de valeur »

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