La prochaine disruption : l’IoT ou l’Internet des outils connectés à l’IA

Montres, chaussures, chapeaux, lunettes, voitures, électroménager (réfrigérateur qui liste par lui-même les aliments manquants ou périmés), et plus largement domotique (interphone, système d’alarme)…, les objets high-tech sont intégrés à notre quotidien.

On peut distinguer trois grandes catégories d’objets connectés : ceux destinés au grand public qui dominent le marché (avec en tête d’affiche la smart TV et les box TV connectées), ceux destinés aux professionnels comme les caméras de sécurité connectées et les plus spécifiques, tels que les outils de production connectés.

Fonctionnement des objets connectés

Les objets électroniques connectés sans fil partagent des informations avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Ils sont capables de percevoir, d’analyser et d’agir selon les contextes et notre environnement. Véritables objets communicants, recevant et émettant, ils interagissent entre eux et /ou avec un ensemble de données plus larges relevant du Big Data.

Ils fonctionnent de manière autonome, ce qui justifie l’appellation d’objet intelligent. Mais c’est bien parce que l’on y inclut de plus en plus d’intelligence artificielle en tant que telle, qui se distingue par la capacité à apprendre, que ces objets constituent la prochaine disruption.

Le monde compterait 8,4 milliards d’objets connectés

Le marché : acteurs, réalité et potentiel

Compte tenu des enjeux commerciaux, l’Internet des objets attire des acteurs divers. Les géants de l’électronique comme Intel, Schneider Electric, Google, IBM se taillent la part du lion. Se positionnent aussi les fabricants d’électronique grand public (Samsung, Apple), et des poids lourds des biens de consommation tels que Nike avec ses bracelets et montres, Seb, et ses cuisines intelligentes, Terraillon pour ses balances connectées. Bien sûr, des pure players se multiplient dans le paysage, comme Fitbit, start-up américaine connue pour ses smartwatch. Son modèle Ionic, lancé fin août 2017, qui peut mesurer la glycémie, fait l’objet d’un partenariat avec Adidas.

Ce secteur est en hyper croissance depuis le début de l’année 2015. Le cabinet d’étude Gartner (1), qui publie régulièrement une étude sur les objets connectés, estimait début 2017, que le monde comptait 8,4 milliards d’objets connectés, soit une augmentation de 31% par rapport à l’année 2016. Pour 2020, l’étude Gartner a légèrement baissé ses estimations par rapport à novembre 2015 de 20,8 à 20,4 milliards d’objets connectés. À noter qu’ainsi le cabinet d’études est bien plus prudent que ses concurrents qui font varier ce chiffre de 30 à 80 milliards.

Le saviez-vous ?

La France se positionne comme l’un des leaders européens sur ce créneau, avec Parrot et ses célèbres drones, Netatmo pour les objets météo, Delta dore (domotique), Archos spécialisé dans les objets connectés miniature. Sans oublier les pépites de la French Tech reconnues pour leur innovation et leur créativité. Elles se distinguent avec succès chaque année au Consumer Electronic Show de Las Vegas (CES).