La crise est un accélérateur de particules

Ils ont été présentés comme les secteurs les plus résilients face à la crise de la COVID-19. La croissance de ces marchés a-t-elle vraiment existé ? Comment les entrepreneurs gèrent-ils cette période et comment voient-ils l’avenir ? Afficher dans le navigateur

Octobre 2020

La crise est un accélérateur de particules

Aucun secteur ne semble échapper à la crise sanitaire que connaît la planète. Si toutes les zones géographiques et tous les secteurs sont touchés, certains pays pourraient mieux résister que d’autres. C’est ainsi que dans son rapport, le cabinet de consulting BCG souligne que la Chine est actuellement le seul pays du G20 à « tangenter » son niveau d’avant-crise. Les économies européennes, malgré une bonne reprise, notamment de la consommation des ménages durant l’été, restent encore en deçà de leur niveau d’activité passé. Mais le marasme économique pourrait être moins mauvais qu’annoncé. Ainsi, mi-septembre, lors de la publication de perspectives intermédiaires, l’OCDE a relevé ses prévisions. Selon l’organisme, le PIB mondial devrait reculer de 4,5 % en 2020 avant de remonter à 5 % en 2021. Tout n’est pas dégringolade. Certains secteurs ont prouvé la résilience de leurs modèles durant la période de confinement, à l’instar du secteur des paiements dématérialisés.  

Les mois à venir devraient être décisifs pour les entrepreneurs. Les établissements bancaires restent conscients de l’enjeu et s’attendent à une augmentation des remboursements de dettes non honorés. Un rapport Accenture prévoit qu’au niveau mondial, les banques provisionneront entre 2 % et 2,4 % de leurs portefeuilles de crédits afin de couvrir les pertes attendues en matière de prêts impayés – soit près du double des abandons de créances enregistrés lors de la crise financière mondiale de 2008. Plus que jamais, la trésorerie sera le sujet de préoccupation des dirigeants. Le laxisme en matière de délais de paiement des factures pourrait être stoppé net, comme le constate KPMG dans un rapport.

Une bonne gestion de la trésorerie apparaît ainsi comme la clé du pilotage des entreprises dans une période incertaine. Elles ne devront plus hésiter à chercher un appui financier auprès d’autres acteurs que leurs traditionnels financeurs. Sur BFM, le vice-président de France Digitale, Olivier Mathiot, exhorte à poursuivre le fléchage des investissements (fonds d’investissement et assurance-vie) vers la French Tech pour lui permettre de se distinguer dans un environnement mondial ultra-compétitif. Pour l’heure, les start-up françaises se distinguent : en 2020, la France a ainsi bondi au quatrième rang du Global Innovation Index (GII). Les sociétés innovantes françaises résistent et, pour certaines, surperforment. C’est le cas de Doctolib, qui après avoir apporté la preuve de son utilité lors du confinement, poursuit son développement. Signe que les idées simples et utiles à tous se distinguent, aux États-Unis, la valorisation d’Instacart (livraison de courses à domicile) a bondi, atteignant 13,7 milliards de dollars. D’autres plus petites pépites émergent. C’est le cas par exemple de la Low Tech Rovenso, qui a imaginé un robot désinfectant projetant des ultraviolets, permettant de nettoyer les surfaces de travail, mais également les trains et les avions.

« Intelligence situationnelle »

Dans un monde fait d’incertitudes, l’intelligence situationnelle a le vent en poupe. Il s’agit de la capacité à comprendre une situation dans ses différentes dimensions et dans sa complexité pour s’y adapter et apporter une réponse appropriée. Une soft skill particulièrement recherchée en entreprise, comme le souligne Harvard Business Review. Exit donc les « je sais tout », notre intelligence ne se résume pas à ce que l’on sait, mais à ce que l’on fait quand on ne sait pas.

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