Chance et fortune

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Novembre
Chance et fortune

La richesse fait-elle le bonheur ? À cette éternelle question, deux universitaires basés au Royaume-Uni ont tenté d’apporter une réponse rationnelle, rapporte The Economist. Pour ce faire, ils ont analysé, grâce à de puissants programmes d’analyse sémantique, des millions de publications éditées depuis deux siècles dans quatre pays occidentaux. Les algorithmes ont ainsi repéré les époques durant lesquelles nos ancêtres ont employé un vocabulaire plus positif que d’habitude. Il suffisait ensuite de regarder si les indicateurs économiques étaient à l’avenant. Résultat, la science confirme la sagesse populaire : oui, le confort matériel aide à rendre heureux. Mais ne suffit pas…

Ce qui explique sans doute pourquoi nos contemporains souhaitent donner davantage de sens à leur argent. Selon une enquête d’opinion rapportée par le site Novethic à l’occasion du Forum pour l’investissement responsable (FIR) qui s’est tenu en octobre dernier, les Français se soucient de plus en plus de l’impact positif de leur épargne. Problème, les sondés déclarent manquer d’informations sur les produits éthiques. On ne saurait que trop leur recommander la lecture de Prismes, le site d’analyse de Neuflize OBC, qui fait notamment le point sur les labels de la finance durable et rappelle le rôle précieux du banquier pour choisir les bonnes stratégies d’investissement.

Finissons par une bonne nouvelle. N’en déplaise aux déclinistes, la France est le troisième pays le plus représenté dans le top 100 des universités les plus innovantes au monde, qui vient d’être dressé par l’agence Reuters. Parmi les universitaires ultra innovants formés dans l’Hexagone, Emmanuelle Charpentier, qui a théorisé l’outil de génie génétique Crispr-Cas 9, n’en finit pas de faire parler d’elle. Le magazine Wired nous apprend ainsi que sa découverte est encore plus prometteuse que prévu et pourrait à terme guérir toutes les maladies congénitales ! Autre talent à suivre, formé lui aussi en France : l’historien autrichien Walter Scheidel. Selon cet ancien chercheur à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (HESS Paris), la chute de l’Empire romain ne fut pas une catastrophe, mais au contraire une chance pour l’Occident. À lire sur le site de l’université de Stanford, où il enseigne désormais.

 « Il faut accepter les conflits et voir en quoi ils sont des révélateurs. »

Ne comptez pas sur lui pour vous livrer les petits secrets des grandes dynasties. Depuis une vingtaine d’années, Xavier Gautier se spécialise dans l’art de déminer les conflits entre actionnaires au sein de sociétés familiales.

Q- Dans quels cas vos clients font-ils appel à vous ? 

Xavier Gautier – J’interviens dans deux situations distinctes. Premier cas, le plus fréquent, la famille se trouve en situation de tension, suite à des incompréhensions apparues à l’occasion d’une prise de décision, voire de véritables ruptures constatées entre certains membres, qui n’arrivent même plus à s’adresser la parole. Et puis il y a le second cas, qui représente à lui seul environ un quart des dossiers : la famille nous demande de l’aider à s’organiser en amont. Cela arrive généralement lorsque la nouvelle génération devient adulte. Ou bien quand l’activité historique est cédée et que les actionnaires souhaitent donner un sens à leurs actifs. Nous intervenons alors pour mettre en place à la fois une vision et une bonne gouvernance, avec des instruments de prévention et de règlement des conflits. Il s’agit de chantiers qui peuvent prendre plusieurs années, car ils sont destinés à installer des outils pour le long terme.

Q- Que répondez-vous à ceux qui disent que les frictions entre actionnaires sont un signe de bonne santé ?

X. G.  Qu’ils ont raison. Il faut accepter les conflits et voir en quoi ils sont des révélateurs. Ils conduisent le plus souvent à évoquer des sujets qui n’étaient pas identifiés. Ils ont donc un effet salvateur… tant que l’on sait les canaliser !

Q - La responsabilité sociétale de l’entreprise a-t-elle sa place parmi ces sujets ? 

X. G. –  Plus que jamais ! Non seulement parce que la jeune génération est très mobilisée sur ce plan-là, mais aussi parce que donner du « sens » à une entreprise donne d’autant plus de sens à sa gouvernance. Consacrer des valeurs plus fortes que l’individualisme, un objectif sociétal, culturel, environnemental ou local (je pense à ceux qui veulent contribuer à l’emploi dans une région ou une filière) peut aider à dépasser les rivalités. Elle a aussi pour effet d’éviter les comportements aberrants, en permettant à chacun de ne pas perdre le sens des réalités.

"Green Bonds"

Le Financial Times a annoncé que le marché des obligations vertes, ces emprunts émis pour financer des projets contribuant à la transition écologique, vient de passer le cap du billion (en anglais « trillion », soit mille milliards) de dollars. La preuve par les chiffres que l’argent peut contribuer au bonheur humain.

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