Les professionnels en action : focus sur le capital investissement
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Les professionnels en action : focus sur le capital investissement

Partenaire de la banque Neuflize OBC, Ardian figure parmi les leaders du capital investissement en Europe. Benoît Verbrugghe, membre du Comité Exécutif et responsable du bureau de New York d’Ardian, présente le savoir-faire de cette société d'investissement privée indépendante.

Pouvez-vous nous présenter Ardian ?

Benoît Verbrugghe : Ardian est la quatrième plus grande société d’investissement privé à l’échelle mondiale avec 65 milliards de dollars sous gestion. Nous investissons les capitaux de nos clients dans cinq classes d’actifs alternatives, dont les fonds de fonds avec 39 milliards d’actifs sous gestion, secteur dans lequel nous sommes le premier investisseur mondial en termes de transactions secondaires. Nous sommes également l’un des principaux investisseurs dans les petites et moyennes capitalisations via nos fonds directs. Nous investissons également en Infrastructure et en Real Estate (actifs immobiliers commerciaux). Enfin nous sommes également l’un des principaux fournisseurs européens de dette privée aux sociétés soutenues par le capital investissement.

Est-ce que vous gérez vous-même les participations que vous prenez au capital des entreprises ?

BV : C’est le cœur de notre seconde activité principale. Nous intervenons sur différents segments : le Mid Cap Buyout, c’est-à-dire les entreprises dont la capitalisation est comprise entre 200 millions d’euros et 1,5 milliard d’euros auxquelles nous apportons des financements et du capital. L’Expansion concerne des entreprises plus petites avec un capital compris entre 50 et 225 millions d’euros et enfin, l’activité Croissance permet d’accompagner des entreprises dont le capital est compris entre 10 et 100 millions d’euros. Nous couvrons un large spectre à travers des équipes présentes en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Angleterre. Nous mettons enfin aussi à la disposition des investisseurs des fonds spécialisés sur les infrastructures, la dette privée et l’immobilier ainsi que des FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) dédiés spécifiquement aux particuliers.

Ardian développe aussi le co-investissement. Comment procédez-vous ?

BV : Oui, nous avons aussi développé une activité de co-investissement, avec des grands investisseurs comme la Banque NeuflizeOBC. Les projets nous sont apportés par l’équipe dédiée aux fonds de fonds qui travaille avec 600 sociétés de gestion dans le monde.

Comment sélectionnez-vous les projets dans lesquels vous investissez ?

BV : Dans le cadre de notre activité de co-investissement, nous nous appuyons sur les gérants qui mènent des diligences afin d’analyser les entreprises à la fois à travers des ratios financiers, mais aussi en s’intéressant à la qualité du management qui est déterminante. En effet, le capital investissement consiste à accompagner des managers dans la durée, à leur permettre de se développer. De plus, nous appliquons un filtre propre à Ardian et rencontrons systématiquement le management. Nous sommes très sélectifs : sur les 200 et 300 projets par an que nous examinons, nous n’en sélectionnons qu’une dizaine. Outre, la qualité des entreprises et des équipes, nous sommes vigilants sur la diversification de nos investissements afin de minimiser le risque.

Sur les 200 et 300 projets par an que nous examinons par an, nous n’en sélectionnons qu’une dizaine.

Quels rendements attendre du capital investissement ?

BV : Une activité comme le co-investissement vise un multiple de 2.0x brut et un multiple de 1.8x environ net de frais. Nous sommes très attentifs aux frais afin que ceux-ci ne grignotent pas la performance. Ils sont égaux à 1% et nous refusons d’investir dans des projets dans lesquels nous devons rémunérer les gérants à travers des commissions de surperformance. Il n’y a donc aucun frais caché.

La nouvelle Présidence est favorable à la création d’entreprises et veut développer l’entrepreneuriat en France. Qu’en attendre pour le capital investissement ?

BV : Nous sommes des entrepreneurs et travaillons avec des entrepreneurs. Par conséquent, nous considérons que tout ce qui peut faciliter la vie des entreprises est très positif. Par ailleurs, nous sommes présents à l’international et rencontrons un très grand nombre de chefs d’entreprise. Nous pouvons de ce fait témoigner de l’incroyable richesse des talents en France dans l’industrie et dans différents secteurs d’activité. Il faut leur permettre de croître.

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