Le private equity : un mode de financement tout terrain
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Une palette de financements toujours plus diverse et sophistiquée

Le private equity : un mode de financement tout terrain

Avec des chiffres à un niveau record en 2016, le private equity est une source essentielle du financement des entreprises. Une aubaine pour les entrepreneurs puisqu’il permet d’apporter des ressources pérennes et de nouvelles expertises aux PME et aux ETI (Entreprise de Taille Intermédiaires).

Même s’il reste encore largement inférieur au volume du financement bancaire, le capital investissement s’affirme comme un acteur important du financement des entreprises.

Ainsi, aujourd’hui, 6500 entreprises françaises sont accompagnées par des spécialistes du capital investissement, soit 1,4 million d’emplois dans l’hexagone. Cela devrait continuer, les pouvoirs publics cherchant depuis plusieurs années à orienter l’épargne des ménages vers le financement des entreprises.

Des capitaux à long terme

Le capital investissement représente une opportunité de financement pour les PME et les ETI. En effet, celles-ci ont besoin d’accéder à des ressources financières pérennes pour se développer et  elles n’ont souvent pas la taille requise pour se tourner vers les marchés boursiers.

La bourse est rythmée par des transactions et des communications financières très fréquentes qui peuvent inciter à une gestion court-termiste de l’entreprise ne permettant pas de déployer une stratégie de développement à moyen/long terme. Le capital investissement apporte quant à lui des ressources pour une durée minimale comprise entre 5 et 7 ans, cohérente avec l’horizon d’un plan de développement.

Le capital investissement permet aussi de renforcer les expertises internes. En ouvrant son entreprise  à des capitaux extérieurs, le chef d’entreprise  peut intégrer à son conseil d’administration des experts dotés de visions stratégiques complémentaires. Ils peuvent aussi disposer de compétences fortes sur des marchés étrangers ou sur des secteurs en particulier.

Il existe plus d’une centaine de fonds d’investissement en France, chacun utilisant ses propres critères de sélection.

Orienter les chefs d’entreprises vers les acteurs les plus adaptés

Une entreprise désireuse d’ouvrir son capital à des fonds d’investissement ou à des investisseurs institutionnels ou privés doit se faire accompagner par des spécialistes. En effet, il s’agit d’un marché de professionnels moins réglementé que le marché boursier et impliquant de recourir à des conseils éclairés.

Les banques qui jouent le rôle d’intermédiaires entre les fonds d’investissement et les entreprises orientent les dirigeants vers les acteurs les plus adaptés. En effet, il faut savoir arbitrer parmi plus d’une centaine de fonds d’investissement en France, chacun utilisant ses propres critères de sélection. Certains sont spécialisés sur une taille d’entreprise, d’autres sur un secteur ou exigent des règles de gouvernance spécifiques.

Les clubs d’entrepreneurs, par exemple, auront tendance à vouloir participer à la stratégie de l’entreprise. Ils apporteront des idées pertinentes mais ne disposeront pas toujours de montants très conséquents à investir. À l’inverse, les grands institutionnels placent des volumes de capitaux importants mais ne s’invitent pas systématiquement dans la vie des entreprises.

Cette diversité d’approche permet aux entreprises de trouver les investisseurs qui correspondent le mieux à leurs besoins et qui sont accessibles pour des montants compris entre un million et milliard d’euros. De quoi satisfaire toutes les catégories d’entreprises.

En 2016, 14,7 milliards d’euros ont été levés en France. Ils ont servi à financer l’économie française et 12,4 milliards d’euros ont été investis dans des entreprises (des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Établissements de Taille Intermédiaire (ETI). Ces chiffres sont en forte progression : en 2011 les capitaux levés n’étaient que de 6,5 milliards d’euros.

(Source : Association Française des Investissements en Capital)

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