L’automobile de collection : sur les chapeaux de roues
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L’automobile de collection : sur les chapeaux de roues

Paris devient chaque année la capitale mondiale de l’automobile de collection, le temps du salon Rétromobile qui vient de s’achever. Un formidable baromètre de ce marché de passion qui exerce une fascination extraordinaire et continue à engranger des prix records.

Cette 42e édition du salon Rétromobile s’est tenue à Paris du 8 au 12 février dernier. Elle a, une fois de plus, montré la vitalité du domaine de l’automobile de collection. Les indicateurs sont toujours au vert, avec une très belle tenue des ventes aux enchères organisées à cette occasion par Artcurial Motorcars, Bonhams et RM Sotheby’s.

Sous les verrières du Grand Palais ou place Vauban, on a pu découvrir de véritables bijoux, harmonieux cocktails de luxe, d’esthétique et de design. Cela va des belles américaines aux affolants bolides rouges de pilotes de course (les Ferrari déchaînent toujours les passions) des majestueuses Rolls Royce aux Concept Cars futuristes, des Coccinelles ou 2 CV vintage aux prototypes de Formule 1…

Des œuvres d’art qui allient avec élégance l’utile et l’agréable

Etincelantes depuis les entrailles du moteur jusqu’au tableau de bord ultra raffiné, et passées à la loupe par les acheteurs potentiels, ces voitures sont souvent considérées comme de véritables œuvres d’art. Une œuvre d’art qui allie avec élégance l’utile et l’agréable, puisqu’elle permet de se déplacer…

Signe extérieur de réussite pour certains, l’automobile appartient au domaine du luxe et à l’univers du Lifestyle. Toutefois, la voiture rime aussi avec une certaine nostalgie sur fond de rêves d’enfants et de voyages d’antan. Une nouvelle tendance a d’ailleurs émergé récemment autour des véhicules « dans leur jus », surtout depuis la vente mythique de la collection Baillon en 2015 (59 voitures anciennes rarissimes découvertes dans un hangar en province). Devenu rapidement haussier depuis quelques années, cet univers de passion à multiples facettes est avant tout un marché en effervescence.

L’intérêt des acheteurs se déplace vers les années 70, 80, jusqu’à nos jours, une évolution logique compte tenu du rajeunissement de la clientèle.

Pleins feux sur un marché en constante évolution

Baromètre du marché, les dispersions Rétromobile ont de nouveau enregistré des enchères millionnaires, surtout lors de la vente Artcurial Motocars, toujours très attendue. Le challenge était serré après l’impressionnant record mondial remporté en 2016 par Artcurial : plus de 32 millions d’euros pour une Ferrari 335 Sport Scaglietti de 1957, partie depuis aux États-Unis ! Un résultat qui détrônait le précédent record de la voiture la plus chère du monde : une Ferrari 250 GTO de 1962, vendue 38 millions de dollars (soit 28,9 millions d’euros) à Peeble Beach en Californie, lors du très couru « Concours d’Elégance » annuel, rendez-vous des afficionados de véhicules de collection.

Au terme d’une vente marathon de 8 heures avec des enchérisseurs de 18 nationalités, Artcurial Motorcars a annoncé une hausse de 33% des volumes de vente en 2017 (faisant abstraction de l’exceptionnel évènement de la Ferrari à 32 millions d’euros en 2016). La vente a recueilli un 33 millions d’euros (quasiment le record de la Ferrari) dont 4,3 millions d’euros pour le lot phare, une séduisante Ferrari Dino 206 P Berlinette Speciale, premier prototype de ce modèle dessiné par PininFarina.

Si le marché s’est beaucoup emballé ces dernières années autour des modèles 50/60, sur fond de spéculation, on constate une relative accalmie. L’intérêt est moins vif pour les vénérables antiquités des débuts de l’automobile. Le curseur se déplace vers les années 70, 80, jusqu’à nos jours, une évolution logique compte tenu du rajeunissement de la clientèle.

Le cru 2017 Rétromobile by ARTCURIAL Motorcars a totalisé 7 records du monde et 7 enchères millionnaires dans une ambiance électrique. L’un des temps forts a été la vente de deux pièces fétiches confiées par Johnny Hallyday : sa Cadillac série 62 cabriolet et sa Harley Dadvison Softail Springer de 1989 pour un total de 550.000 euros qui sera reversé à l’association La Bonne Etoile.

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