Investir dans une PME non cotée pour diversifier son portefeuille

Participer à l’aventure d’une start-up, investir dans une entreprise locale ou dans des fonds spécialisés… autant de possibilités pour investir dans une PME tout en diversifiant son patrimoine. Pour privilégier l’investissement dans des entreprises fiables, certains des supports d’investissements comme les FIP, FCPI ou encore plateformes dédiées mettent en avant des entreprises dont la stratégie de développement est claire et accessible (business plan, bilan d’activité…).

Passer par un intermédiaire

Le crowdfunding est également l’un des moyens d’accéder à des entreprises en phase de création ou de développement. Pour cela, il faut choisir une plateforme réputée, qui dispose d’un statut agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et qui, propose d’investir dans des PME non cotées, dans divers secteurs.

L’investissement dans une PME non cotée peut également être réalisée via un Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou un Fonds d’Investissement de Proximité (FIP). Ces deux véhicules permettent de financer soit des entreprises innovantes pour le premier, soit des entreprises locales pour le second, tout en bénéficiant du professionnalisme des gérants. En effet, ces derniers vont sélectionner les entreprises à financer et les suivre pendant toute la durée de leur participation au capital.

Risques et performances variables

Le risque traditionnel inhérent à ces différents investissements est de ne pas récupérer tout ou partie de sa mise de fonds. Certains gérants, peuvent vous permettre de bénéficier d’analyses des entreprises cibles, de leurs forces et de leurs faiblesses.

Par ailleurs, revendre des participations non cotées n’est pas toujours aisé. C’est pourquoi, il est recommandé de limiter la part de ces actifs non liquides à 10% de son portefeuille et de conserver ses participations sur un moyen terme de 5 à 8 ans. En effet, le marché n’est pas, à l’heure actuelle, suffisamment structuré pour faciliter la vente… Aussi, investir via un fonds permet de pallier cette difficulté.

En outre, les rentabilités moyennes sont difficiles à évaluer, faute d’outil de mesure centralisé. Elles vont dépendre de plusieurs paramètres : taille, activité de l’entreprise et expertise du gérant du fonds.

Pour compenser la prise de risque, les souscripteurs bénéficient d’une réduction d’Impôt de Solidarité sur la Fortune de 50% des sommes investies, dans la limite de 45 000 euros par an et de 18 000 euros en cas de souscriptions de parts de fonds d’investissement.

Un cadre fiscal attractif : la réduction ISF-PME

Pour drainer l’épargne vers les PME et compenser en partie la prise de risque, la loi Tepa de 2007 a mis en place un cadre fiscal attractif pour ces investissements. En effet, les souscriptions ouvrent droit une réduction de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) de 50% des sommes investies, dans la limite de 45 000 euros par foyer et par an, en cas d’investissement en direct ou via des sociétés holdings.

La réduction est de 18 000 euros en cas de souscriptions de parts de fonds d’investissement. Le contribuable doit conserver les titres pendant 5 ans minimum. Depuis le 1er janvier 2016, la réduction ISF-PME a été recentrée sur les jeunes entreprises innovantes. Sont concernées celles de moins de 7 ans ou celles qui désirent conquérir un nouveau marché.

Dans les mêmes conditions, la souscription peut donner droit à la réduction d’Impôt sur le Revenu (IR) dite Madelin. Elle correspond à 18% du montant des versements réalisés, retenus dans la limite annuelle de 50 000 euros (100 000 euros en cas d’imposition commune). L’économie d’IR maximale s’élève donc à 9 000 ou 18 000 euros par an. Le contribuable peut reporter le « surplus » sur l’IR revenu dû au titre des 5 années suivantes. Si les deux réductions d’impôt ne sont pas pleinement cumulables, les sommes investies peuvent être réparties entre les deux dispositifs.

Le saviez-vous ?

La loi de Finances rectificative pour 2016 autorise le souscripteur à céder les titres ayant fait l’objet de l’une ou l’autre réduction d’impôt après 3 ans de détention à condition de remployer le produit de cession dans des titres éligibles.