Le florissant marché de l’édition jeunesse
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Le florissant marché de l’édition jeunesse

Porté par ses ventes, le marché du livre jeunesse, relativement concentré, constitue un segment phare de l’édition française.

Après la littérature générale mais devant les bandes dessinées, le marché du livre jeunesse affiche un très bon bilan.

Des ventes en hausse

D’après les chiffres de l’institut d’études GfK publiés à l’occasion du Salon du Livre et de la presse jeunesse de Montreuil, l’année 2016 a constitué un excellent cru. 81 millions d’exemplaires ont été vendus sur le segment Jeunesse. Cette tendance n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, ce marché, relativement constant en volume, progresse en chiffre d’affaires, affichant une croissance sensiblement supérieure à la moyenne du marché du livre.

Des blockbusters

Le secteur tire sa force des licences et personnages récurrents qui sont plébiscités par ses lecteurs : albums sous licence comme La Reine des neiges, T’Choupi (Nathan), ou encore Le Loup (Auzou)… Il est également tiré par des best-sellers. Publié en octobre 2016 aux Éditions Gallimard Jeunesse, dans sa version française, « Harry Potter et l’enfant maudit » a dopé le marché du livre jeunesse, l’an passé. Avec plus d’un million d’exemplaires écoulé en France – dont 152 000 en langue anglaise -, il s’est même classé en tête des ventes de livres, tous segments confondus. Avec ce 8ème opus, la saga de J.K. Rowling atteint la cinquième place des meilleures ventes de livres de tous les temps dans le monde.

Un secteur concentré

Preuve de sa vitalité, le secteur Jeunesse ne recense pas moins de 400 éditeurs en France. Mais certains groupes se taillent la part du lion. Les groupes Hachette (avec Hachette Jeunesse, Hachette Jeunesse Disney, Le Livre de poche Jeunesse), Éditis (avec Nathan Jeunesse, PKJ, Gründ), Madrigall (Gallimard Jeunesse, Folio Junior, Flammarion, Père Castor, Casterman) et Bayard (Bayard Jeunesse, Milan) concentrent à eux seuls plus de la moitié du secteur.

À leur coté figurent d’autres poids lourds du secteur dont les célèbres Fleurus ou L’École des loisirs. Les très nombreux petits éditeurs réalisent au global environ 20% du chiffre d’affaires du secteur.

Preuve de sa vitalité, le secteur ne recense pas moins de 400 éditeurs en France.

Un marché mondialisé

L’édition jeunesse constitue un marché mondialisé où la créativité française est reconnue. À la Foire internationale du livre jeunesse à Bologne qui constitue un des deux rendez-vous internationaux incontournables de l’édition jeunesse, les auteurs français glanent chaque année de nombreuses récompenses : les prestigieux prix Bologna Ragazzi, qui récompensent le meilleur de l’édition jeunesse mondiale.

Cette année en avril, 6 éditeurs français se sont partagés 9 récompenses sur les 21 attribuées par un jury international. Cette mondialisation se traduit également par une part très importante de traductions notamment d’ouvrages d’auteurs anglo-saxons. Peppa Pig (Hachette) s’est ainsi installée dans le paysage éditorial français, à la cinquième place des meilleures ventes en matière de séries, derrière les Monsieur – Madame (Hachette), T’choupi (Nathan), Petit Ours Brun (Bayard) et Le Loup (Auzou).

4 ème

L’édition Jeunesse est en valeur la 4ème catégorie de l’édition en France, derrière la littérature, le scolaire et les sciences humaines et sociales. Représentant 13,5 % de parts de marché, le secteur a connu une belle croissance (+ 5,2%) en 2016, avec un chiffre d’affaires de 364 millions d’euros.

  • SNE, juin 2017
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