Le dynamique marché des compléments alimentaires

Présentés sous forme de gélules ou de comprimés les compléments alimentaires sont majoritairement vendus en pharmacie même si ce ne sont pas des médicaments au sens de la législation. Dépourvus des macronutriments (glucides, lipides et protéines) qui composent les aliments, ils visent à apporter un effet nutritionnel ou physiologique susceptible de répondre à une « allégation santé » dans des limites rigoureusement définies.

Un marché en pleine croissance

Le marché européen des compléments alimentaires dominé par l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne est évalué à 14 milliards d’euros*.  En France, il est estimé à 1,62 milliard d’euros en 2016, en hausse de 5,3% par rapport à l’année précédente selon l’association professionnelle Synadiet.

Ce dynamisme s’explique en partie par les réductions de remboursement croissantes de la Sécurité sociale. Par ailleurs, dans un contexte de stress professionnel, de rythme de vie multi-connecté et de vieillissement démographique, les Français sont plus nombreux à privilégier une approche préventive pour leur santé.

Les compléments alimentaires qui font largement appel aux plantes (540 espèces végétales autorisées à ce jour) profitent d’une tendance générale à la naturalité. En effet, un français sur cinq consomme des compléments alimentaires de manière régulière à titre préventif. Gage de sérieux, la pharmacie reste le premier circuit de ventes, représentant en valeur 52% des achats de compléments alimentaires.

Le marché européen des compléments alimentaires est évalué à 14 milliards d’euros.

Une denrée alimentaire homologuée

La réglementation européenne classe les compléments parmi les denrées alimentaires. Dès lors, en France, ils ne sont pas homologués par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), mais par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Cette homologation nécessite l’établissement par le fabricant d’un dossier qualité. Ainsi, seules les indications validées par l’European Food Safety Authority (EFSA) sont autorisées. Exemple de formulation type : « le magnésium contribue au fonctionnement normal du système nerveux » ou « la vitamine E contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif ».

La démarche exigeante de « NMC Lab’ »

Sur ce marché, Arkopharma, Merck, Oenobiol, Omega Pharma et Pierre Caron sont les leaders historiques. Cependant, une multitude d’autres petits acteurs apparaissent sur ce marché prometteur et il apparaît difficile de se singulariser.

Dans ce contexte, « NMC Lab’ » a choisi d’aligner ses exigences sur celles des laboratoires pharmaceutiques pour valoriser sa gamme, dédiée à la prévention du burn-out. « Face aux gros acteurs du marché, il nous fallait apporter quelque chose de plus », explique Nathalie Drouillet, co-fondatrice. « Nous avons cherché à développer notre gamme en prenant l’exemple du médicament, c’est-à-dire en démontrant l’efficacité de nos produits par une étude clinique ».

À ce jour, cette démarche reste exceptionnelle dans l’univers des compléments alimentaires. « Présenter des résultats validés par une étude clinique en double aveugle menée par l’Inserm nous permet de convaincre les professionnels de santé et ainsi booster notre implantation en pharmacie ».

20%

des français consomment des compléments alimentaires de façon régulière