Comment construire une stratégie RSE ?

Pour construire sa démarche RSE, le chef d’entreprise doit identifier les enjeux de sa stratégie et les attentes dans son entreprise. Puis il doit dresser un plan d’actions priorisées, tenant compte des capacités financières de la société et de son positionnement.

Nommer un correspondant RSE

La mise en place d’une démarche RSE repose sur des process et une organisation efficace. La RSE prend toute son ampleur quand elle est conjuguée aux actions quotidiennes de tous les acteurs de l’entreprise, initiée et impulsée par son management.
Comment créer ce mouvement ? En commençant par désigner un correspondant RSE. Quelles que soient ses fonctions au sein de l’entreprise, il doit avoir le bon profil : concerné voire militant, convainquant, et possédant une bonne connaissance de l’ensemble de l’activité de l’entreprise. Les managers devront être associés à la démarche et cela dès les premières étapes de la définition du périmètre de l’action décidée. Ils seront les principaux leviers de diffusion et d’appropriation de la stratégie.

Mettre en place des indicateurs

Il convient de mettre en place une stratégie cohérente, qui identifie les contraintes existantes et tient compte de la culture de l’entreprise. Nul besoin d’être sur tous les fronts : un plan RSE efficace portera sur quelques points clefs, où les résultats attendus seront significatifs. Des actions pertinentes, précises et concrètes doivent être définies : réaliser un bilan carbone, identifier et mesurer ses consommations de ressources (papiers, cartons, fournitures), favoriser le co-voiturage au sein de ses équipes, l’économie circulaire, etc.
Il est recommandé d’organiser la remontée des informations relatives à l’avancement des actions de RSE. Des indicateurs performants permettront de mesurer les progrès de l’entreprise dans les domaines qu’elle aura priorisés comme la santé, la sécurité, la gouvernance ou encore la formation.

Penser au reporting

Ces indicateurs extra-financiers vont permettre à l’entreprise d’améliorer la qualité de son pilotage et de nourrir le reporting. Depuis 2001, les sociétés cotées ont l’obligation d’informer le public sur la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité. La loi Grenelle 2 a précisé le contenu des informations extra financières, sociales, environnementales et sociétales et les a étendues aux sociétés non cotées dont le total du bilan ou le chiffre d’affaires net est supérieur à 100 millions d’euros et comptant plus de 500 salariés.
Elles sont désormais soumises à ces obligations depuis les exercices ouverts après le 31 décembre 2013. Pour les PME, nulle obligation, mais formaliser le reporting permet de fixer des objectifs chiffrés et d’encourager une culture de la transparence. Autant d’outils qui serviront de supports à la communication de l’entreprise, aussi bien vis-à-vis des clients et prospects, que des jeunes diplômés, sensibles à la RSE.

Formaliser le reporting permet de fixer des objectifs chiffrés et d’encourager une culture de la transparence.

Se faire accompagner

Les pouvoirs publics ont développé de nombreux outils pour faciliter la démarche des entreprises. Une plateforme dédiée à la responsabilité sociétale des entreprises a été mise en place en 2013 (http://www.strategie.gouv.fr/plateforme-rse). Les chambres de commerce ont également vocation à informer et accompagner les entreprises sur les enjeux et opportunités de la RSE et du développement durable ainsi que sur les certifications ou labellisations RSE et environnementales.
Les cabinets de conseils offrent leurs services de pilotage des démarches et de reporting RSE. Ainsi, Ethifinance fournit aux PME/ETI une boîte à outils RSE comprenant l’évaluation de la performance RSE sur les dernières années, une comparaison de performance à un benchmark pertinent, l’identification des enjeux clés etc…
Enfin, les réseaux d’entrepreneurs, syndicats, ou mouvements comme le centre des Jeunes dirigeants d’entreprise qui propose son parcours « Copernic », sont autant d’espaces où se former à la RSE et échanger sur les bonnes pratiques sectorielles.